La Commission européenne a pris la décision de prolonger jusqu'à la fin de l'année 2009 le régime des aides au cinéma européen. Elles ont pour but d'aider au
financement des œuvres cinématographiques et audiovisuelles de l'Union européenne.
Cette décision a été prise en duo, par la commissaire aux médias, Neelie Kroes, et la commissaire à la Concurrence, Viviane Reding, afin de stimuler l'industrie européenne, sur un marché très
concurrentiel.
En septembre 2001, des règles avaient été adoptées sur les aides publiques au cinéma, et devaient expirer le 30 juin 2007. Elles visaient à faciliter l'octroi d'aides financières des Etats ou
régions à leur industrie cinématographique : en principe, les aides ne peuvent dépasser la moitié du budget du film, sauf pour les films à petit budget ou difficiles à financer. Contre
subvention, un Etat membre peut obliger un producteur à dépenser jusqu'à 80 % du budget du film sur son territoire.
Ces mesures ont déjà contribué à la progression de la fréquentation des salles de cinéma, avec une hausse de 3,6 % entre 2005 et 2006, les films européens représentant une part des billets vendus
de plus en plus importante, et de plus en plus de films sont produits en Europe.
Mais pour 2009, un nouveau régime sera sans doute créé, qui prendra probablement en compte le territoire de l'Union, et plus celui des Etats (les 80 % du budget du film devront être dépensés sur
le territoire de l'Union européenne, et plus seulement dans un Etat membre spécifique).
Par Hoshi
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Constantin II
L'ancien domaine de la famille royale de Grèce, à Tatoï, au nord d'Athènes, livre ses secrets ! Ou plutôt ses trésors…
Mais ici, pas de fouilles, pas de plongée sous-marine, pas de terre à retourner… Il suffit d'ouvrir les caisses. Des caisses très riches, qui ont livré aux experts du ministère de la culture
leur butin de plus de 200 antiquités et 300 tableaux. Scellées, elles ont été oubliées là pendant des décennies : la propriété a été désertée par l'ex-famille royale en 1967, lors de son départ
en exil, au début de la Junte des Colonels.
Elles ont été découvertes dans le cadre d'une opération lancée il y a trois mois, pour revaloriser le domaine. 21 archéologues et restaurateurs sont ainsi mobilisés pour cette chasse aux
trésors pleine de surprises. Les petites merveilles, stockées dans les écuries, n'ont heureusement pas trop souffert de leurs conditions de conservation peu adaptées.
La plus belle pièce : un vase de 760 avant J-C, absolument intact ! Mais on trouve aussi des amphores, une fiole à parfum en verre de l'époque romaine, une cinquantaine d'icônes (les plus
anciennes remontent au XVI° siècle), et 326 tableaux…
Malheureusement, ces derniers ont été attaqués par la moisissure, car ils étaient entreposés dans le sous-sol.
Les œuvres regagneront peu à peu leurs vitrines, dans le palais, pour se dévoiler au public.
Suite à une longue bataille juridique, les œuvres sont depuis 2002 la propriété de l'Etat grec. En 1991, Constantin, l'ex-roi, installé à Londres, avait pu récupérer une partie de ses biens.
Cela avait causé un véritable scandale : la gauche avait argué qu'il s'agissait d'un pillage des biens nationaux. La monarchie, abolie en 1975 par référendum, est très impopulaire.
En janvier 2007, l'Etat grec a tenté de s'opposer à une vente aux enchères d'une partie du patrimoine royal, chez Christie's à Londres.
La tâche des archéologues est loin d'être terminée : après le palais, il leur faudra explorer les 37 bâtiments répartis sur 4 700 hectares, et qui seront également à aménager pour accueillir le
public.
Les visiteurs ne peuvent donc pas espérer découvrir le domaine et ses trésors avant cinq ans !

Petite précision : il ne s'agit pas sur cette photo de la maison abandonnée que possédait feu ma grande-tante Philomène près de Deauville, décédée depuis, paix à
son âme, et qui vient régulièrement la hanter avec quelques autres cataplasmes ! Non, c'est un ancien palais de la famille royale de Grèce ! Un peu sinistre, la demeure....
Par Hoshi
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Un différent oppose actuellement la Comédie française et l'ayant droit du dramaturge Bernard-Marie Koltès, son frère François Koltès, sur un problème de droit
moral.
Le Tribunal de grande instance de Paris rendra son jugement le 20 juin.
François Koltès avait autorisé un minimum de trente représentations du Retour au désert par la Comédie française. Suite à un échange de lettres entre les parties, l'avocat de la Maison de
Molière, Christian Charrière-Bournazel, a dénoncé ce qu'il qualifie d'abus de pouvoir de la part de François Koltès.
L'ayant droit a en effet refusé que la pièce soit représentée au-delà des trente représentations car le rôle d'Aziz n'est pas tenu par un comédien arabe; ce qui pour lui constituerait une
atteinte au droit moral du dramaturge.
L'avocat de la Comédie française argue qu'il n'est mentionné à aucun moment dans le contrat que le rôle d'Aziz soit joué par un arabe. Il met en avant ce qui est pour lui une "prétention tout à
fait étonnante d'exiger que les acteurs soient choisis en fonction de la couleur de leur peau". Il souligne également "l'incohérence" du comportement de François Koltès qui ne s'était pas ému du
choix de l'acteur lors des lectures de la pièce : "Si l'atteinte au droit moral était si intolérable, pourquoi François Koltès n'est-il pas intervenu dès la première représentation ?".
Au contraire l'avocat de François Koltès a cité un écrit de Bernard-Marie Koltès où il indiquait qu'il tenait à ce qu'un "rôle d'Africain soit joué par un Africain car on ne joue pas plus une
race qu'un sexe". Lors de représentation de la pièce en Allemagne, à Hambourg, il avait semble-t-il émis le souhait que "les rôles d'Arabe soient joués soit par des Arabes, soit par des Turcs
soit par des Pakistanais". Il a avancé le fait que François Koltès aurait pu se contenter d'encaisser les droits d'auteur et laisser faire, mais qu'il avait choisi d'être le "porte-parole de son
frère décédé.
Rappelons enfin au passage, que la mise en scène de la pièce de Samuel Beckett, En attendant Godot, dans une version féminine alors que Beckett avait toujours indiqué que la pièce ne pouvait être
jouée que par des hommes, a été considérée comme attentatoire à son droit moral.
Cette affaire suscite l'émoi dans le milieu théâtral, d'autant plus que Martine Chevallier a reçu un Molière de la meilleure comédienne pour son rôle dans la pièce.
Le même jour, le Tribunal devra également rendre un jugement sur une procédure engagée par la Comédie française contre François Koltès pour diffamation.
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Le musée des arts premiers, autrement nommé "musée du quai Branly" fêtera son premier anniversaire le 23 juin 2007. Et si l'Institut du monde arabe bat de l'aile,
celui-ci connaît un succès impressionnant : en une année, il a accueilli 1 700 000 visiteurs, ainsi que des centaines de chercheurs ! Les prévisions initiales qui se situaient entre 800 000 et
1,2 millions de visiteurs ont donc été pulvérisées ! Surtout quand on sait que la capacité d'accueil maximale du musée est de 1,9 millions de visiteurs…
Point commun entre les deux musées : ils ont été élaborés par le même architecte, Jean Nouvel.
Le musée du quai Branly accueille des collections issues d'Afrique, d'Amérique, d'Asie et d'Océanie.
Une semaine de festivités marquera cet événement :
- les 23 et 24 juin, l'accès au musée sera gratuit.
- Un concert
- Un colloque
- L'ouverture de deux nouvelles expositions.
Son directeur, Stéphane Martin explique un tel succès par le fait qu'il se situe "dans un contexte de gourmandise extrême du public envers les musées" et que "le bâtiment attire, et notamment son
jardin".
Pour les statistiques :
Les expositions temporaires ont accueilli 250.000 personnes, les spectacles 5.000 et l'Université populaire pilotée par la philosophe Catherine Clément 9.000.
20 % des visiteurs sont de Paris, 20 % d'Ile de France, 40 % des autres régions de France, et 20 % sont des touristes étrangers.
20 % des visiteurs n'avaient pas visité d'autres musées pendant l'année.
Le musée a tenu compte des critiques formulées lors de son ouverture, en améliorant les éclairages, la signalétique et l'accès aux personnes handicapées : un vidéoguide en langue des signes a
notamment été créé.
Les collections ont continué à s'enrichir : 150 pièces ont été acquises cette année ! le musée est aussi un lieu de recherche et d'enseignement : 8 partenariats ont été conclu avec des
institutions universitaires, le musée a accueilli 700 étudiants et organisé 2 grands colloques internationaux.
Le musée peut donc voir son succès justifié par son grand dynamisme !
Par Hoshi
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Je vous ai parlé il y a peu du mystérieux balai des œuvres d'art à l'Institut du monde arabe : un inventaire avait pointé la disparition de quelques 800 œuvres,
tandis que d'autres, on ne sait comment, avaient étrangement investi les réserves de l'IMA ! Dominique Baudis avait déposé une plainte. Depuis, le suspense s'est un peu dissolu…
Pour les 200 œuvres contemporaines qui ont été découvertes dans une pièce sensée être un débarras, le directuer du musée et des expositions, Brahim Alaoui, a expliqué qu'il s'agissait de dépôts
provisoires d'artistes, de restes d'expositions, des cadeaux, accumulés au fil des années. Ce dernier a alors fait l'objet d'une mise à pied conservatoire.
Quant aux œuvres disparues, elles ont presque toutes été retrouvées, dispersées dans l'Institut, et même dans le bureau de Dominique Baudis !
Brahim Alaoui est toujours suspendu de ses fonctions. Oui, Brahim n'est pas très ordonné : Brahim, ranges ton musée !
Il y a en tout cas de quoi alimenter les luttes intestines qui se livrent en permanence à l'IMA. Bref, une bonne ambiance, un lieu où il fait bon travailler…! Et ce n'est pas vraiment le genre de
publicité dont avait besoin l'IMA qui connaît quelques problèmes financiers. Le ministère des affaires étrangères lui a fait une petite injection de 3 millions d'euros, et le mécénat lui a permis
de recueillir 1 million d'euros, pour lui permettre de "sauver" son année 2007.
Dominique Baudis devra également apurer les comptes en relançant les mauvais payeurs : la Lybie et l'Irak doivent à elles deux près de 30 millions d'euros. Il
faudra également comprimer les dépenses et peut-être même envisager de louer la Médina aux pays arabes pour en faire une vitrine.
Autre problème : les collections du musée sont limitées et les finances disponibles ne permettent pas de les étendre. D'autant plus qu'elles seront bientôt
concurrencées par le département d'art islamique qui ouvrira au Louvre en 2009. Pour Dominique Baudis, "le musée est à repenser entièrement". Il envisage de transformer ce musée des beaux arts en
muse des civilisations.
Par Hoshi
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